Depuis longtemps, dans l'esprit des consommateurs, la qualité d'un vin se mesure par rapport à sa teneur en alcool : plus le degré est élevé, meilleur est le vin. Néanmoins, l'évolution des habitudes de consommation, des techniques de vinification et des degrés eux-mêmes remettent en cause cette association.
La nouvelle orientation, récemment entérinée par la réglementation communautaire, a fait l'objet d'un forum début octobre à Londres avec plusieurs acheteurs de la GD britannique et d'autres professionnels. De l'avis général, le défi pour les vins partiellement désalcoolisés est de répondre à une demande croissante, en s'éloignant d'une réputation pas toujours très positive dans l'esprit des consommateurs. A condition de régler des problèmes persistants au niveau de l'étiquetage, le développement de cette catégorie passe, non seulement par une qualité irréprochable, mais aussi par un positionnement clair au sein du rayon vins. En effet, de l'avis des professionnels concernés, les vins désalcoolisés ne doivent pas être présentés comme des produits de niche conçus pour une minorité mais plutôt dans le « mainstream ».
D'après une étude menée outre-Manche, les consommateurs recherchent un produit contemporain, au goût très agréable, qui s'inscrit pleinement dans l'univers du vin et répond à des choix de vie et de bien-être. C'est à cette demande que souhaite répondre Claude Vialade, pdg des Domaines Auriol dans l'Aude, à travers sa nouvelle gamme de Vins de Pays d'Oc à 9°, « So'Light ».
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